A priori, le divorce n’a rien à voir avec l’expert comptable. C’est entendu : le divorce est entre les mains des avocats et du juge aux affaires familiales. Eventuellement, il sera fait appel au notaire, soit pour déposer la convention de divorce par consentement mutuel au rang des minutes de son étude, soit afin que ce dernier établisse un projet d’état liquidatif du régime matrimonial, en vue d’une liquidation amiable ou en vue d’une liquidation judiciaire. 
 
Que viendrait faire l’expert comptable dans le divorce ? C’est au notaire que l’on demandera, si besoin, de faire l’état des lieux du patrimoine du couple, et de retracer l’historique des mouvements de fonds entre les différentes “masses” de biens du couple. 

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L’argent dans le divorce n’est pas que négatif. Qu’il s’agisse de la liquidation du régime matrimonial ou qu’il s’agisse de débattre de la prestation compensatoire, les enjeux financiers ont souvent l’avantage de cristalliser l’attention des “divorçants”, évitant que les frustrations ne conduisent à faire des enfants l’enjeu de la séparation. Pour autant, les époux ne peuvent s’engager dans des négociations financières qu’en connaissance de cause. A trop fantasmer la prestation compensatoire, les époux courent le risque d’épuiser le bénéfice à attendre de la prestation en frais de procédure ; et à s’épuiser en combat judiciaire de 4 à 6 années, appel inclus.

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« Un divorce, c'est quand on peut voir ses meubles que le week-end. » Jérôme Duhamel

Immédiatement après la fixation de la résidence des enfants, le sort des biens cristallise les tensions pouvant exister au moment du divorce. Divorcer, c’est évidemment poser le “diagnostic” des causes de la rupture : du constat partagé du désamour, aux fautes que l’on entend imputer à son conjoint. Lorsque l’un des conjoints entend “se prévaloir”, moralement ou judiciairement, des fautes de l’autre, il peut être délicat de réinstaurer un dialogue. Si chacun s’entend sur le “diagnostic”, le partage des biens, l’argent, constitue alors le terrain privilégier des désaccords. Et il est même permis de constater, en pratique, que l’existence de conflits d’ordre financier permet de pacifier les relations du couple à l’égard des enfants, chacun reportant sur le matériel l’affrontement qu’il est parvenu à éviter dans l’intérêt des enfants.

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La séparation du “couple amoureux”, marié ou non, laisse subsister un autre couple, contraint d’entretenir des liens, à tout le moins jusqu’à la majorité de l’enfant : le “couple parental” survit aussi longtemps que survit l’autorité parentale. De fait, sauf retrait exceptionnel de l’autorité parentale de l’un des parents, l’article 373-2 du Code Civil fait injonction à chacun des père et mère « de maintenir des relations personnelles avec l’enfant et de respecter les liens de celui-ci avec l’autre parent ».

Au-delà des liens affectifs, la question se pose de la relation quotidienne et, au premier chef, la question du lieu de fixation de la résidence du ou des enfants. Les chiffres circulent. Selon une étude du ministère de la Justice portant sur l’année 2013, dans 71 % des cas, la résidence serait fixée au domicile de la mère, ce que d’aucun dénoncent comme étant une négation des droits du père. Pour autant, selon cette même étude, dans près de 90 % des cas, la résidence des enfants est fixée avec l’accord du père, soit qu’il soit question d’une convention homologuée portant sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale, soit que la résidence n’ait pas donné lieu à débat entre les parents.

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La justice a son propre calendrier et, faute de moyens, les procédures contentieuses peuvent être longues. Plusieurs années peuvent s’écouler entre l’initiation d’une procédure de divorce et le jour où les époux sont définitivement divorcés, déliés de toute obligation l’un envers l’autre, autres que parentales.
 
A partir de quand un époux, en procédure de divorce, peut-il refaire sa vie sentimentale ? Officiellement, rien aussi longtemps que dure la procédure de divorce : l’adultère constaté au cours de la procédure de divorce demeure imputable à faute jusqu’au prononcé définitif du divorce. Explications

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